Tu neige à gros sanglot
sans violence
Tu neige simplement
pour la dernière foisHiver, hiver!
c'est bien là ton adieu
et je l'accepte sans joie
Le coeur allégé
pour mes forces épuiséesJe voudrais
Mourir comme toi
tant beau à pleurer
le poème que tu neigeBel hiver!
Ne souffre plus
les affres de l'agonie
Meurs vite!
je ne veux garder de toi
que la rigueur
en souvenir.
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Dans la brume et la tempête,
Parmi les tourbillons blancs,
Le vent hurle ainsi qu’une bête,
Ou sanglote ainsi qu’un enfant.
On peut craindre qu’il m’emporte.
Notre vieux toit secoue.
Il vient frapper a notre porte
Tel un voyageur égaré.
Lourde ta neige
Si chargé de larmes
Ne pleure pas hiver
tu es dur à l'agonie
et tu reviendras
Tu me fouetteras
encore le sang
tu glaceras mes mains
pour échauffer mon esprit
éveiller mon âme
