











Qui peut vous oublier, blondes filles du Nord,
Au teint pâle, aux yeux bleus, si pures et si belles
Qu'il nous semble toujours qu'aux voûtes éternelles
Comme des séraphins, vous allez prendre essor !
De vos yeux abrités sous vos longs cheveux d'or,
Parfois, à votre insu, sortent des étincelles.
C'est que le feu caché qui couve en vos prunelles
N'a dans aucun climat fait battre un coeur plus fort.
Pendant les courtes nuits de juin, ô jeunes filles !
Quand vous veniez, le front caché dans vos mantilles,
Fouler d'un pied léger les prés de Djurgarden,
Je croyais voir au ciel scintiller plus d'étoiles ;
L'air était embaumé, la nuit était sans voiles,
Et mon rêve enchanté durait jusqu'au matin.




Allô ! Papa Noël ?
— Mon enfant, je t’écoute.
— Tu descends quand, du ciel ?
— Eh ! … Pour Noël sans doute …
— Noël, c’est dans combien ?
— C’est le 25 décembre …
Attends, tu verras bien !
— Tu viendras dans ma chambre ?
— Je te dis : Tu attends !
Tu auras la surprise.
C’est dans pas trop longtemps :
Ne fais plus de bêtises.

Papa Noël
descend du ciel
pour les petits
enfants gentils.
Avec ses bottes,
avec sa hotte
...
Tous mes cadeaux
sont sur son dos !


J’ai rencontré Papa Noël.
J’y ai dit « tu viens quand chez nous ? »
Il m’a dit « je viens pour Noël
mais ça dépend ; tu habites où ?
— J’habite à ma maison. Du ciel
tu la vois, c’est juste en dessous ! »

LA NUIT DE PÈRE NOËL
C’est l’heure où Père Noël se prépare à passer
Cela fait bien longtemps que tout est presque prêt
Ses doux rennes piaffent déjà attelés au traîneau
Et sa grande hotte déborde de très jolis cadeaux
Il enfile son manteau ses bottes et son bonnet
Vérifie s’il n’a rien par hasard oublié
Fait une dernière caresse et dit un dernier mot
A son chat qui ronronne car il le trouve très beau
Il referme bien sa porte car dehors il fait frais
La neige a recouvert les plaines et les forêts
Ses rennes hennissent de joie et au loin les oiseaux
Leur répondent en écho quand s’ébranle le traîneau
Ils connaissent le chemin ils savent par où passer
Pour qu’en l’espace d’une nuit tout soit distribué
Entre deux cheminées ils avancent au galop
Ils auront une année pour goûter au repos
Quand au petit matin Père Noël fatigué
Ouvre la porte de chez lui une fois ses rennes lâchés
Son chat qui l’attendait l’accueille comme un héros
Et se couche contre lui quand il va faire dodo
Il sait que par milliers dans tout le monde entier
Des enfants se réveillent et trouvent émerveillés
Dans leurs petits souliers ou bien dans leurs sabots
Les cadeaux que son maître a disposés tantôt











bisouxxxxxx