Au centre d'un écrin paisible et verdoyant,
L'eau du petit lac dort, sans rides ni murmures.
Nulle ombre menaçante ou tumulte effrayant
Ne trouble en cet instant le chant de la nature.
Étendu solitaire sur un promontoire,
Je respire la vie des sapins et des fleurs.
L'eau de mon esprit dort, sans rides ni mémoire,
Ivre de volupté, je goûte le bonheur.
Les aiguilles du temps se figent dans l'espace.
Je suis le blanc d'hier, le noir du lendemain.
Éclaté le cocon, brisée la carapace,